ACD06 Braille – Partir

ACD06 Braille – Partir

Format: CD_Digipack
Release date: May 2004

Braille proposes a musical wandering through different atmospheres drifting between acoustics and electronics. “Partir” is likely to be a route diary wich we can follow through page after page along with its bright sides, its changing shades, its meeting and its moments of solitude.
Braille’s music oscillates between delicate abstract sounds, raw minimalism, intrumental collages, mutating post-rock, environmental sounds, processed jazz and pop interferences. A sweet alchemy married with the personal voice of Alice Imbert plunging the listener into a lovely and disturbing intimacy.
A trip into the heart of a sweet souvenir finding its resonnances in artists music such as Gescom, Oval, Microstoria or Jim O’ Rourke, but maybe more in an organic natural way. Packaged in a smart six page digipack designed by Sylvain Fogato graphic designer photographer.

REVIEWS

WIRE (UK)
Braille, that is the Toulouse based Catalan auteur David Junyent, has pulled out some unusual stops for his latest foray into the further reaches of electronica. The delicately multilayered Partir (to leave, or to split) was probably made on a laptop , but there is so much metal brushing and dial twiddling, you’re immediately catapulted into a world far from any studio – a concrËte jungle where the digital masquerades as analogue, where Pierre Schaeffer exerts the same influence as Bj–rk, and where tentative beginnings signify a means to end. And in all this, there’s also a nascent sense of songs being created. In the main, this is thanks to Alice Imbert’s semi-audible vocals, but it’s helped along by the trickles and runs of sonic interference arranged as melody lines or the Geiger counter rhythms. Partir is closer to a structured album than Junyent’s debut 2001′s “Dia mes ano”, ever was, and close listeners will be rewarded with a storyline that runs through track titles that start with “postal” and end in “wonderland?”, via several excursions into other state of being. As we’re never certain what Imbert’s actually singing, much of that narrative is left open. Indeed, Braille’s soundscape underlines the uncertainty. Partir is defined by hesitancy : Farflung brasses start up, then fade ; some metallic twangs come through through. Now and then a sweetish song starts up, only to be submerged in those reverberating buzzes that indicate earthing problems. “Partir” is certainly unquiet and, despite the unexpected pleasures – some tremendous freeform sax from Shubaka on “recover” and the plosives of “Sonic” – its charm is limited. -Louise Gray- 

TRAX (Fr)
Difficile de cataloguer et de décrire cet étrange et second album du Catalan Braille. Quelques-uns l’avaient déjà repéré grace à un premier album sorti chez les Barcelonais de Cosmos records en 2001, aux tonalités plus jazzy. Mais depuis son installation en France, c’est chez mes Toulousains férus d’expérimentation d’Angstrom que l’on retrouve désormais l’Espagnol. Rien d’étonnant à ça, puisque son album regorge d’effets numériques, d’interférence, de bruissements et de grésillements typiques de la nouvelle tendance électronica, qui connait de nombreux adeptes dans l’hexagone. Pourtant, Braille ne se limite pas à quelques hasardeuses déconstructions. Sa chanteuse Alice Imbert, mais aussi ses mélodies évanescentes, ses samples chaleureux et bancales, appotent un humanité bienvenue à ses atmosphères parfois rugeuses. C’est d’ailleurs justement lorsqu’il parvient à gérer ce bel équilibre entre émotion et déconstruction que “Partir” parvient à toucher son auditeur…
-Laurent Guerel-

MAGIC (fr)
Magnétique. Ce sont des phrases toutes faites qu’on n’ose plus vraiment emplyer. Pourtant, il faut, pour évoquer la musique de Braille, parler d’images, de bande sonore, de rapport au cinéma. Ou plutôt à la vidéo, car maillage des éléments que ce garçon met en scène dessine progressivement un paysage discontinu ; si l’on voulait y lire une trace de fiction, une narration secrète, alors elle serait anti-hollywoodienne, et nous rapprocherait plus de l’écriture de Nathalie Sarraute que des films de David Lynch. Les bribes de voix féminine, entre chant et murmure, les rythmiques brisées dans leur élan, les phrases mélodiques amorcées sur de cuivres déformés par la distance, les basses brumeuses qui envahissent le fond déploient à chaque morceau une nouvelle dimension du scénario. Ce fil d’Ariane à hypertexte et double fond est tout à la fois couleur, espace et mélodie… On ne parvient plus exactement à saisir les frontières, mais chaque découverte est passionnante et inspirante. Nouvelle production du label toulousain Angstrom records, cet album de Braille attire les images comme un aimant.
-Marie Daubert- 

DE:BUG (Ger) 
Angstrom ist eh schon ein ziemlich aussergewöhnliches Label aber auf dieser CD wagen sie nochmal mehr, denn Braille hört sich irgendwie so 
an als wäre es ein Blasquartett gefangen in einem G5, oder ein Clicker-Act, der von der eigenen Software verführt wird, oder vielleicht auch eine Art von dekonstruierter 
digitaler Apotheose von MBV, all das. Vermutlich mehr. Jedenfalls extrem emotionale digitale Musik die dabei aber dennoch verdammt abstrakt bleiben kann und sehr technisch, die jeden Chip wirken lässt wie ein Sahnebonbon auf dem kleine Insekten krabbeln die nach kandierten Mandeln schmecken. 
Wundervolle Platte die ich jedem ans Herz lege, der auf ruhige aber dennoch stark gebrochene, elegische aber monumentale Musik steht. Kurzum. Clicks zum verlieben ab und an auch noch mit sehr schönem Gesang von Alice Imbert. 

GROOVES MAGAZINE (Us)
Partir’s opening track “Postal” momentarily sounds like the bridal anthem. Thereafter, however, Braille’s first track decides to pursue a different direction in life. Little hints of the ceremony remain in organ-like chords sounded with much determination. Their resolve grows increasingly embattled in the face of a variety of corrosive forces apparently bent upon their erosion and ultimate dissolution. “Presente” introduces silkily synthetic vocals from Alice Imbert sung against a backdrop of dappled rust whose gingery skeins betray a seemingly deliberate elision of reason. Pleasing sighs and pleas for blessings unknown are all that remain of Imbert’s original intent. “Recontre” further saws and hacks at her voice as if in a desire to reduce it to the same rough textures as the accompanying soundscapes. Partir’s percussives battle with enemies unknown. Throughout there remains just the edge of melody like a haunting spirit which resolutely refuses to bleed. “Apartimiento” is angular and strange with Imbert anxious, prayerful and seemingly on the edge of a delicate dementia. 
The cornerstone for this music seems to be Markus Popp’s Oval, particularly his recent project with Eriko Toyedn under the name of So. There’s something more spacious and less dense about Partir though, particularly in the last third or so of its 50 plus minutes. There’s also more room to contemplate the corrupted outlines of other references. In the wreckage of Braille’s songform, traditional instruments such as drums, guitars and woodwinds are marginally easier to discern. Their forms persist like the skeletal hull of a shipwrecked vessel whose meanings, although left to the listener to interpret, allow surer footholds than greater abstraction might allow. Worth seeking out. 

JADEWEB (Fr)
Ouvrage cinématique à l’attention des non-voyants, BRAILLE est une exploration intense du spectre sonore, qui oblige l’auditeur à désavouer son œil, à clore les paupières à de multiples reprises, laissant l’esprit vagabonder au milieu des bribes d’informations et des possibles. Un voyage onirique, au pays du petit marteau, de l’étrier et de l’enclume avec comme décors de fond l’obscurité de nos paupières. Un ton léger pour l’abstraction la plus formelle, le folk contemplatif, l’expérimentation électronique la plus sensitive, qui à l’instar de Motenai / Tetsuo, nous entraîne dans un voyage onirique et initiatique. 
L’intelligence du projet, construit autour de la fébrile ossature de petits sons cristallins et fragiles/cassables, réside dans l’adjonction d’un éventail d’intervenants et d’instruments depuis la voix d’Alice Imbert au saxophone de Shubaka, à la batterie et l’orgue de Tellemake jusqu’aux platines de dr Ivg_stn. On pense alors à Colleen, Oval, christian Fennesz ou encore à Tujiko Noriko, dés lors que la voix s’immisce.. et plus généralement à une gamme non close de sensations nouvelles et immaculées. 
On laisse notre épiderme parcourir le grain texturé de ces compositions, les renflements et les creux de ces combinaisons musicales discrètes, instantané de silence et de fragilité qui semble faire un doigt à l’éternité. Beau et faillible comme le mal du pays.

ETHERREAL
 (Fr)
Braille est un catalan qui a fait ses début sur le label barcelonais Cosmos Records sur lequel il a sorti son premier album en 2001, lui offrant la l’opportunité d’une invitation au festival Sonar, les premières parties de Lamb en Espagne, et un peu plus tard un titre sur une compilation DVD D-Fuse/The Wire. C’est donc sur le label toulousain qu’il sort ce deuxième album, mettant un peu de côté ses influences jazz pour nous délivrer une electronica parfois teintée de pop. 
C’est une formule de plus en plus courante, comme si les voix permettaient de rendre la chose plus facile d’accès. On se rappelle il y a quelques années de Ensemble , duo français paru chez Rephlex , et l’explosion récente du genre avec Tujiko Noriko et Lionel Fernandez ,So , le nouveau projet de Oval , mais c’est surtout à Rainier Lericolais que l’on pense ici, avec des voix qui servent de matière sonore au même titre qu’un instrument, et non pas un chant pop posé sur une musique électronique. 
Mais Braille c’est loin de n’être que cela. La voix n’est présente que sur quelques titres, et le catalan travaille avant tout le son avec une méticulosité impressionnante. Partant de sonorités instrumentales et acoustiques diverses, il crée des mélodies malades, tristes ou mélancoliques, perturbées, dérangées, tout en gardant leur pouvoir émotionnel. Tous ces traitements sont sources d’erreurs numériques, d’une teinte métallique, bref de tout l’attirail qui fait la particularité de la vague laptop/glitch/expérimental. 
Jusque là, a priori rien de très original, mais il s’avère que Braille apporte sa petite touche personnelle qui en fait toute la particularité et rend l’ensemble fort attachant. Par trois fois le chant d’ Alice Imbert sublime les morceaux de Braille. Un petit côté rétro faisant penser à un chant de cabaret sur Presente , puis complètement haché sur Rencontre , un morceau entièrement fracturé, hésitant, plein de silences laissant l’auditeur en suspend, inquiet dans cette atmosphère un peu triste et enfin très pop, plus franc et mélancolique sur le non moins réussi Trapecio avec une batterie frétillante produisant une rythmique jazz. 
Le jazz est une composante, une influence qui resurgit sur la fin de l’album, avec très régulièrement cette rythmique complexe, entre le free jazz et le post-rock de Tortoise . On y gagne aussi en chaleur avec les mélodies de cuivre, apparemment une clarinette sur Nudo , puis un saxophone sur le très réussi Recover , débutant de façon électronique et dévoilant de plus en plus sa composante jazz et acoustique. 
Partir est vraiment un album à part qui semble parfaitement résumer la personnalité de son auteur, riche et complexe, à la croisée d’une somme fabuleuse d’influences jazz, pop, ou même classiques.

AUTRES DIRECTIONS (Fr)
Après Tellemake ou Vlad, le label toulousain Angstrom publie le deuxième album du catalan Braille. Celui-ci, le bien nommé partir, est un disque ambitieux qui incite fortement à la projection mentale. Braille mélange dans une musique fluide et très concrète des éléments acoustiques et des éléments digitaux. Partir a un côté très vivant. On dirait que Braille suit ses envies instantanément ; cela confère un côté très décousu au disque mais en même temps un côté très libre, très ouvert. Comme Mils , son electronica a absorbé des éléments de jazz (Recover) ; comme celle de Gel: , elle joue sur les sons des instruments acoustiques, sur leur mise en lumière ou en ombre. Sur nombre de morceaux, Alice Imbert est venue prêter sa voix et ses textes, évoquant Dorine_Muraille voire même Björk , pourquoi pas. Parfois, le texte se comprend trop, la voix est trop naturelle, il y a un côté gênant (je veux dire : dur à supporter, cf. Margo sur la longueur). Mais de manière générale, son organe sensuel, glissant doucement dans une sombre forêt, comme humide, où batifolent de troublants papillons électroniques & de drôles d’oiseaux, éveille nos sens. 

TESSELATE (Uk)
“Postal” opens up by forcing a pie shaped wedge of 8bit fuzziness straight up your nose and lodges it smoothly next to your brain. The mission of this fake cake is to merge with your mind, and force your mouth to emit the deep booming almost siren like, beeps blips and paused synthesizer goodness to the world. It succeeds with only seconds to spare. A very atmospheric opening to the release. 
A tiny little stepping robot gradually makes its way across the frosty lake, it is on its way to the donut party on the other side. It’s small but perfectly machined feet, scuff and scratch away at the cold cold water, creating a ribbon like wave of jingling bell like plastic clicks and a cascade of rotating worm food, that is sieved through a old cats jaw with precision. Thats what “Player 1″ is all about, and its all good. 
“Apartamientio” is the password to a box that you have always seen in the corner of your room but have never attempted to open, a scrolling platform covered in tiny squares, that all give off a gurgling but almosrt subduded static pulse laced with muttering childlike vocals, that add a spooky feel to the track. whilst “Denso” lays down a carefully programmed access code, by sending out message laden audio spiked with ticking clicks, and brain memories of clocks, that once shouted at you, with a smile on their face. Quality. 
“Player 2″ instantly forces a wall of hissy gas against you, whilst pulling a sly smile upon its face. Like a rolling gathering ball of force, that slowly but surely turns itself over and over again through the landscape, giving off bell chimes and calculated drum strikes, and all the time releasing a smooth melody to entice others to stand in its path. A friendly but slightly evil ball of spitting fun. Cool. 
Inside the factory the power builds up, so so slowly, but you know when it does get to the maximum, all hell is gonna go off, “Rollercoaster” is the audio story of that very thing. Humming and brooding inside its own shell, with repeating bells, almost like an alarm covered in a load of cotton wool, its 5mins plus of captured eneergy waiting to e.x.p.l.o.d.e. “Wonderland” is played on the spikes of a star, with beautifully sparkling and reverberating tones casting a spell out into space. Calming vocals with small bursts of laughter dance around in the background, like a naughty droid caught in the headlights of a patrol officer. That droid better peg it, as its out past its curfew. 
“Braille – Partir” sounds to me like a miniscule machine gradually getting to its feet, using all the available sunlight and natural resources around, to get itself onto its feet. Wonderfully charming and graceful, with excellently programmed mechanics, that rounds the whole album off. Minimal motronics for the future machines. Excellent.