AEP01 Ant – Uncontrolled environment

AEP01 Ant – Uncontrolled environment

Format: White 10″ vinyl / CD in push up plastic case
Release date: 2002

Composed & programmed with flash by Antoine Martimort

After his track on V/A Massage auditif#01/Angström_rec. Ant continues his exploration between manipulation of digital technology and environment like Fennesz, early Oval or Farmersmanual in his own direction. The sound of this musician/architect is a structure meets random noise, clicks and distortion vs melody sound and warm tones (Lightspaceconvuls 1.2.3.4). Lightspaceconvuls 5 is a self re-assemblage of the four first tracks into a freaky DSP techno dancefloor friendly style.

REVIEWS


MAGIC #61 

Ant est un architecte, au sens propre. Lorsqu’il se met devant sa machine, c’est soit pour tracer un plan, une perspective, élever les structures rationnelles d’un espace tridimensionnel, soit au contraire, le dérégler, le remodeler, lui ôter sa logique afin d’en juxtaposer une nouvelle, par les possibilités d’un son devenu lui-même espace. 
Uncontrolled environment Ep comporte cinq titres, tous intitulés avec discernement Lightspaceconvuls. Effectivement, les sons s’irisent, scintillent, tour à tour opaques ou incandescents. Ils s’agencent méticuleusement comme dans un immense Tetris en trois dimensions, tandis que la limite de l’univers recule de pièce en pièce. 
La frontière entre lumière et son s’amenuise, l’espace se transpose petit à petit comme une peau qu’on retrousserait sur l’envers. Après la compilation Massage Auditif #01, petit trésor d’electronica tour à tour touchante ou rigolote, le label toulousain angström_rec produit ce premier Album de Ant, avant le prochain Ep de V.L.A.D.

TRAX 52

Deux français exilés (Ant à Barcelone, Akm à Bruxelles), deux labels (le premier toulousain, le second strasbourgeois), mais une seule approche de la musique pour deux productions complémentaires. Les grands espaces pour le premier, l’introspection pour second. 
Esthétisme épuré et expérimentations répétitives, Ant nous entraîne dans un vagabondage à la structure multiforme, entre éléments invisibles et particules chancelantes, entre Randomiz et Oval. Une géométrie musicale sans rythmique pour un panorama quasi urbanistique où l’on entend au loin des éclats d’humanité voilés de tristesse et scratchés à la lime de fer. Breakbeat métallique, excès bruitistes et crachotements parasites, Akm quant à lui jette le trouble à travers ces précipités happés par les sonorités industrielles. A l’inverse d’Ant, il imagine un espace construit d’anatomie charcutée et de chaire abusée. Mélodies ébréchées, odeurs de ficaires, taillant dans le vif de sa matière première (lui-même ?), on voit apparaître les résonances d’une litanie obsédante distillée par des cicatrices encore fraîches. 
Sensible et rude, malléable et sans concession, c’est le souffle de notre bestiole qui nous absorbe. Deux disques qui prouvent qu’il existe encore des artistes et des labels courageux. Merci. 
Note : 4/5 



Absorb (uk)
After delivering the excellent vlad ep a while back, barcelona based 
label angstrom records serve up a more abstract translation of 
contemporary electronic music. another one of those conceptual pieces, 
split up into five cuts. more of an exploration between frequencies. 
severe rumbles of dense, corrupted sub-bass hold everything together, 
while tonal research and sub-microscopic fragments of digital data 
manage to make themselves heard as percussion. keywords like textural, 
minutiae and cyclic could be used. the parting shot of 
’lightspaceconvuls 5mrx’ providing the only acccessible entry point 
with it’s throbbing 4/4. initially difficult, this works after a few 
plays. uniformly excellent. sheikh ahmed




Jadeweb (fr)

Ant après un remarqué morceau sur la compilation Massage auditif #1 
d’Angstrom revient à la faveur d’un ep. À bien y écouter, on peut 
considérer que Ant est le projet le plus abouti de ce jeune Toulousain, 
bien plus que ses précédents pseudonymes (Gentil Koala, 1040 stz). Les 
cinq compositions qui émaillent cet Uncontrolled environment 
correspondent à une lente montée serpentant quelques trente-cinq 
minutes de musique dark ambient. Des sons sibyllins, décousus viennent 
animer ce lent déroulement sonore, cette lente procession acoustique 
pour percer en fin de course sur l’énergique remixe de ce 
lightspaceconvuls. De l’introspection à la maturation pour finir sur 
l’exaltation. 
On pense à Imminent Starvation, Column One pour la maîtrise des 
climats, la gestion des turbulences et des tumultes atmosphériques. 
Le design, proche du graphisme de Norsq évoque la solitude latente de 
l’album, comme une fin de non recevoir au surpeuplement.